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02.11.2011

Le saviez-vous...


Karagöz (littéralement œil noir en turc) désigne le théâtre d’ombres Turc. Le thème des pièces met en scène le contraste entre deux personnages, Karagöz figurant un homme du peuple illettré proche du public tandis que Hacivat appartient à la classe éduquée et s'exprime en turc ottoman en utilisant des tournures littéraires et des termes poétiques.


Originellement, ce théâtre était tout particulièrement associé à la période du Ramadan et il est resté longtemps une distraction très populaire en Turquie. Aujourd'hui, il ne survit que sous une forme édulcorée destinée aux enfants.

Le héros Karagöz est comme Guignol d'une certaine manière, le symbole du bon sens populaire.

Les thèmes choisis peuvent être : critiques de la société, problèmes de la vie quotidienne, contes populaires, imitation de personnages connus et dérision de certaines traditions.

 

Dès la préhistoire, les nomades d'Asie centrale, fabriquaient leurs vêtements eux-mêmes, bottes et chapeaux mais aussi leurs tapis et leurs tentes (les yourtes) en feutre ( keçe en turc).

Pour ce faire, ils utilisaient des poils de chèvre, de mouton, de chameau mais aussi d'autres animaux ou même simplement des cheveux. Bien que connaissant parfaitement l’art du tissage , ils trouvaient que le feutre, isolant phonique et thermique, imperméable, facile à fabriquer, était bien plus durable. Le feutre s'est perdu en Europe occidentale à la suite du déclin de l'Empire romain et ce sont les croisés qui l’ont ramené de Constantinople.

 

A Istanbul il y a une zone particulière qui a obtenu l'appellation d'« état indépendant » : il s’agit de la « république » de Cihangir. La définition vaut plus à circonscrire un style de vie et un ensemble de comportements plus libéraux. Cihangir se trouve dans le district de Beyoðlu, à deux pas de la très centrale place Taksim, où se concentre une grande partie de la vie nocturne de la ville. Il y a environ vingt-cinq ans Cihangir commença à devenir le refuge des artistes : les maisons coûtent peu parce que le quartier n'est pas considéré « sûr », mais vu qu'il est en plein centre il constitue une parfaite base d’ appui pour tous ceux qui naviguent sur les eaux incertaines de l'art. Nous sommes au milieu des annés quatre-vingt et peu à peu les étudiants arrivent, les artistes fauchés s’en vont et en quelques années ce sont les acteurs et réalisateurs tv qui peuplent Cihangir.. Les boîtes à la mode fleurissent à côté de celles « historiques » ; le quartier, selon certains, perd son âme pour la changer avec un maquillage plus snob et sophistiqué.

 

Tuğra est un mot turc désignant le monogramme des Sultans Ottomans. Ces symboles présentaient, sous la forme d'une calligraphie très élégante, le nom du sultan, son titre et son ascendance directe ainsi que la formule « toujours victorieux » ou « victorieux à jamais ». Ils commençaient et authentifiaient les documents officiels impériaux, ornaient les monuments bâtis durant le règne, les fontaines, etc. Le visiteur peut en admirer des exemplaires sur plusieurs monuments de l'ancienne capitale ottomane, Istanbul.

 

Le transport routier est le moyen de transport de marchandises le plus utilisé comme dans beaucoup de pays où les infrastructures ferroviaires sont insuffisantes. Les camions turcs sont souvent décorés. On peint également des phrases porte-bonheur comme « Allah korusun » (que Dieu protège) ou des Nazar Boncuk qui protègent du mauvais œil. Le motif de l’aigle revient assez souvent.

 

A Potenza, ville du sud de l’Italie, se déroule chaque année, le 29 Mai, la veille de la fête du St Patron, St Gérard, « un défilé des Turcs ».

 

Le "Grand Bazar" d’Istanbul a été sélectionné comme la première attraction touristique en Europe et la 10ème dans le monde par le Magazine américain spécialisé "Travel and Leisure".

Construit durant le XVème siècle par le Sultan ottoman Mehmet II et élargi au XVIème siècle par Soliman le Magnifique, le Grand Bazar d’Istanbul est un des plus grands bazars au monde avec ses 64 passages et ruelles et ses 3.285 boutiques.

 

Le Turc mécanique est un canular célèbre construit à la fin du XVIIIe siècle : il s’agissait d'un prétendu automate doté de la faculté de jouer aux échecs. Construit et dévoilé pour la première fois en 1770 par Johann Wolfgang von Kempelen, le mécanisme semble être en mesure de jouer contre un adversaire humain. En réalité, le mécanisme n'était qu'une illusion , permettant de masquer la profondeur réelle du meuble. Celui-ci possédait un autre compartiment secret dans lequel un vrai joueur pouvait se glisser, et manipuler le mannequin sans être vu de quiconque.

 

Cela se passe en 2001 à Sirt, village turc, à côté de Antalya. A Sirt il n'y a pas d'eau potable, seulement un puits commun éloigné. Les femmes de Sirt, épuisées par les va-et-vient de leur puits à leur demeure, se sont groupées et ont pris la décision de se révolter, car toutes leurs réclamations étaient restées vaines. Et qu'ont-elles décidé ! elles ont décidé de refuser tout rapport sexuel à leur mari, jusqu'à ce que l’on pose un réseau d'eau potable dans leur village. Pas d'eau, pas de sexe !

Ce langage-là a aussitôt été entendu. Les époux de Sirt, à leur tour, ont harcelé les autorités. Et pour les convaincre, ils étaient prêts à travailler gratuitement pour monter eux-mêmes le réseau !

Le Gouverneur de la province reconnut publiquement le bien fondé de cette action féminine et leur donna gain de cause ! Cette histoire a inspiré le réalisateur Radu Mihaileanu qui a tourné au Maroc un film intitulé « la source des femmes » qui raconte le combat de femmes marocaines qui pour ne plus subir la corvée d’eau font la grève de l’amour .

 

Quelques citations de Mustafa Kemal « Atatürk » :

  • L'homme politique qui a besoin des secours de la religion pour gouverner n'est qu'un lâche ! Or, jamais un lâche ne devrait être investi des fonctions de chef de l'État.
  • Vous venez me parler des avantages que nous a valu notre conversion à l'Islam, et moi je vous dis : regardez ce qu'elle nous a couté !
  • Mais pourquoi nos femmes s'affublent-elles encore d'un voile pour se masquer le visage, et se détournent-elles à la vue d'un homme ? Cela est-il digne d'un peuple civilisé ? Nos femmes ne sont-elles pas des êtres humains, doués de raison comme nous ? Qu'elles montrent leur face sans crainte, et que leurs yeux n'aient pas peur de regarder le monde ! Une nation avide de progrès ne saurait ignorer la moitié de son peuple !

 

 



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Mehmet Ünal